Dans cette discussion, il sera notamment question du doute fondamental qui habite l’acte artistique, des moyens d’aborder le travail en laissant les « idées » au vestiaire, et de la manière dont Tristan Chinal-Dargent reformule sans cesse le vocabulaire de son dessin, « simplement pour parler ». Hugo Pernet
« (…) que quelqu’un parle tout simplement pour parler, c’est justement alors qu’il exprime les plus originales et magnifiques vérités. Mais qu’il veuille au contraire parler de quelque chose de précis, voilà tout aussitôt la langue malicieuse qui lui fait dire les pires absurdités, les bourdes les plus ridicules. C’est d’ailleurs bien de là que vient la haine que tant de gens sérieux ont du langage. Sa pétulance et son espièglerie, ils la remarquent ; mais ce qu’ils ne remarquent pas, c’est que la bavardage à bâtons rompus et son laisser-aller si dédaigné, c’est justement le côté infiniment sérieux de la langue. »
Novalis, Monologue, Fragments et propositions de pensées, 1798
Hugo Pernet est né en 1983 à Paris. Il vit et travaille à Dijon. Artiste et poète, ses oeuvres sont présentes dans plusieurs collections publiques et ont déjà été exposées dans de nombreuses institutions, en France et à l’Etranger.
Tristan Chinal-Dargent est né en 1999. Il vit et travaille à Saint-Etienne. Il déploit un travail de dessin, de peinture, d’écriture et de vidéo, interrogeant notre rapport à la nature, à la violence, à la famille qu’elle soit humaine ou non humaine.